Je m’appelle Nathalie Brisack, j’ai 49 ans. Électromécanicienne de formation, j’occupe aujourd’hui la fonction de directrice technique et commerciale. Je suis mariée et maman de trois garçons âgés de 28, 25 et 23 ans.

Ma passion pour la moto tout-terrain remonte à l’enfance. Mon père pratiquait le motocross dans les années 60 et il emmenait régulièrement toute la famille assister aux courses. Je garde notamment un souvenir marquant du Grand Prix de Namur.
En 1989, mon plus jeune frère a commencé à rouler et, dès lors, tous mes week-ends se sont déroulés sur les circuits de la FPCNA, puis de la BVM et de la FMB. J’ai grandi dans cet univers, au rythme des compétitions et de l’ambiance des paddocks.
À l’époque, les mentalités étaient différentes. On m’autorisait uniquement à rouler un peu dans le bois derrière la maison. Lorsque j’exprimais mon envie de pratiquer ce sport, la réponse était souvent la même : « Ce n’est pas un sport pour les filles. » Heureusement, les choses ont bien évolué depuis, et c’est une évolution que je suis particulièrement heureuse de constater.
Après avoir rencontré mon mari sur les terrains de la BVM, j’ai commencé à rouler occasionnellement en catégorie non licenciée. Je l’accompagnais chaque week-end sur les courses et c’est ainsi que j’ai découvert la Chinelle. En le voyant prendre le départ, je me suis rapidement mise à rêver d’y participer un jour moi aussi.

En 2005, j’ai partagé ce rêve avec mon mari ainsi qu’avec une amie, Enza Capizzi. Avec l’aide de mon mari et de son ami Jacques Dal, les choses se sont accélérées bien plus vite que prévu. Quelques semaines plus tard, nous étions contactées par Mike, de Radio Contact, et par Yamaha pour constituer un équipage 100 % féminin, aux côtés de Natacha Descendre, l’une des très rares pilotes féminines de l’époque.
Nous avions la chance d’intégrer le stand officiel Yamaha, avec une moto préparée par Philippe Blondiau de Motocross Action. Une expérience exceptionnelle pour une première participation.
Cette année-là, la course a malheureusement dû être interrompue après sept heures en raison de conditions météorologiques extrêmement difficiles. Malgré cela, nous avons atteint notre objectif : terminer l’épreuve. Je garde également un souvenir inoubliable de ce week-end, lorsque le légendaire Joël Robert est venu nous féliciter et nous offrir des fleurs.
Par la suite, j’ai encore participé à deux reprises à la Chinelle avec mon mari dans la catégorie Nationaux moins de 175 cc. Nous avons même eu la satisfaction de monter sur le podium en décrochant une belle troisième place.
La Chinelle est une épreuve unique par son ambiance et tout ce qu’elle représente. Le départ à minuit lui confère une dimension particulière que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. L’atmosphère est incroyable, tant du côté des pilotes que des nombreux spectateurs qui viennent vivre l’événement.
Ce qui fait également la force de la Chinelle, c’est son accessibilité. On y retrouve aussi bien des pilotes amateurs que des pilotes expérimentés, chacun avec ses propres objectifs. Que l’on vise la victoire, une place d’honneur ou simplement le fait de terminer l’épreuve, tout le monde partage la même passion et vit la même aventure.
C’est ce mélange de défi sportif, de convivialité, de tradition et d’émotion qui fait de la Chinelle une course à part et qui donne envie d’y revenir.
Étant née probablement trente ans trop tôt, je suis admirative de tout ce qui est mis en place aujourd’hui pour encourager les jeunes filles et les femmes à pratiquer notre sport. Je sais ce que l’on ressent lorsqu’on regarde les autres rouler en rêvant de participer, sans vraiment avoir la possibilité de concrétiser ce rêve.
C’est pourquoi je suis particulièrement reconnaissante envers la FMWB ainsi qu’envers les différentes fédérations qui œuvrent pour donner aux femmes leur place dans le sport moto et leur permettre de vivre pleinement leur passion. Des initiatives comme les équipages féminins, les événements dédiés ou encore la mise en avant des pilotes féminines sont essentielles et montrent que les mentalités continuent d’évoluer dans le bon sens.
Je n’ai qu’un conseil à donner : n’hésitez jamais à vous lancer. La vie est courte et il faut oser réaliser ses rêves, quels qu’ils soient. Il ne faut pas se mettre de limites sous prétexte que l’on est une femme ou que l’on débute plus tard que les autres.
Aujourd’hui, il existe de nombreuses possibilités pour apprendre dans de bonnes conditions. La FMWB organise notamment des stages d’initiation et de perfectionnement qui permettent d’acquérir les bases de la discipline et de progresser en toute sécurité.
Le monde de l’enduro, du motocross, est avant tout une aventure humaine, faite de passion, de dépassement de soi et de partage. Alors si l’envie est là, il faut simplement franchir le pas. Qui sait ? Un rêve un peu fou aujourd’hui peut devenir une réalité demain, comme cela a été le cas pour moi avec la Chinelle.
Pour cette édition 2026, mon principal objectif est avant tout de retrouver l’ambiance unique de la Chinelle et de prendre un maximum de plaisir sur la moto. J’aurai la chance de partager cette aventure avec Anaïs Nowakoski et Ophélie Ernotte, deux équipières avec lesquelles je suis impatiente de vivre cette expérience et ce , au guidon d’une HUSQVARNA FE 250cc (merci à City 2 roues Nivelles)
Bien sûr, notre ambition sera aussi de relever le défi sportif en tentant de boucler les 12 heures. Terminer une telle épreuve reste toujours une belle satisfaction, mais l’essentiel sera avant tout de profiter pleinement de cette aventure humaine et sportive exceptionnelle.
TEAM
Wheeling team dam racing 3
Inters

Depuis combien d’années participes-tu à la Chinelle et comment cette aventure a-t-elle commencé ?
C’est une course unique la plus grande course d’endurance de la belgique. Faire la course en equipe est formidable.
C’est une fois par annee que en roule dans la nuit et la course est tres long. J’adore ce defi.
Tu côtoies aussi bien des pilotes visant la victoire que des pilotes amateurs. Quelles différences observes-tu dans leur manière de vivre la Chinelle ?
En viens pour la victoire toute l’equipe fait le maximum que en puex viser votre objectif.
Pour toi, qu’est-ce qui rend cette épreuve si particulière par rapport aux autres courses d’endurance ?
Magique. Le depart a minuit est quelque chose fantastique. Faire la course en equipe avec toutes les personne qiu donne le meme passion.
Quel est ton plus beau souvenir vécu à la Chinelle ?
Ma victoire en 2024.
À l’inverse, quel a été le moment le plus difficile ou le plus marquant de toutes ces années ?
Quand j’etait petit je venais toujours regarder a mon pere qui rouler les 12h. J’ai toujour vise la victoire, enfin en 2024 il est parvenue. Maintenant je veux me battre pour la victoire pendant le plus grand nombre d’années possible.
Comment as-tu vu évoluer la Chinelle depuis tes débuts ?
Le depart est une moment tres excitant. Quand en vient le première fois dans l’esplanade estr tres beau aussi. Le moment quand le soleil commance a ce lever c’est tres delicat et il faut etre tres precisieux. L’ambience dans les stands et toujours formidable.
Selon toi, qu’est-ce qui explique que cette épreuve soit devenue une véritable institution en Belgique et qu’elle attire également des pilotes étrangers ?
Pour moi la chinelle est la plus grande course de l’année. Je me prepare chaque annee tres bien pour cette course.
Que représente aujourd’hui la Chinelle dans ta vie personnelle ?
Prend un maximum plaisir sur cette course magnifique.
Quel message aimerais-tu adresser aux jeunes pilotes qui rêvent un jour de prendre le départ des 12 Heures ?
Vient voir la plus belle courde de l’année. L’ambience est formidable. Vient profiter d’un weekend 100% moto.
Si tu devais résumer la Chinelle en une seule phrase, laquelle choisirais-tu ?
Merci a toutes les benevoles sans vous il n’y auraut pas chinelle. Rendez vous a toutes les spectatuers le weekend de 8/9 aout sur l’esplanade de franchimont a minuit!
Delpimoto stark varg
Vétérans / Électrique
Cela reste la plus belle course d’enduro, endurance en Belgique
Le site, l’organisation, le public, la vision des personnes extérieures, l’ambiance des stands, la convivialité
Prouver que c’est possible avec une Moto électrique et gagner en vétérans. Nous l’avons gagnée en 2024
Le moment de l’année.
Nos deux podiums en 2023 et 2024
La nuit ? OK
Le lever du soleil ? OK
L’arrivée ? OK
L’ambiance dans les stands ? OK
Fonce c’est super
Au top.
Manager de plusieurs équipes de pointe des 12 heures de la Chinelle et mécanicien qui prépare 13 motos pour l’épreuve
Les girls #32
Girls

Je participe, à nouveau, aux 12h de la chinelle car notre première participation en équipage 100% féminin en 2025 fut une franche réussite, accompagnée d’une ambiance extraordinaire et des souvenirs pleins la tête. Remettre le couvert cette année était donc prévu, dès la fin des 12h en 2025.
Cette course est différente des autres épreuves endurances sous différents points :
Nos objectifs cette année, sont d’abord d’arriver au bout de ces 12h et donc de franchir la ligne d’arrivée.
Un seul mot pour définir la chinelle : “Magique” car c’est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie. Et lorsqu’on y a gouté une fois, c’est difficile de se résigner à ne pas la refaire.
Le plus beau souvenir de la chinelle fut l’arrivée à 12h sur le dessus de l’esplanade, entourée de mes 3 coéquipières et de tous nos supporters qui nous ont soutenu jusqu’au bout !
Ce qui motive à revenir d’année en année c’est l’ambiance présente à chaque édition, l’esprit d’équipe entre nous et l’adrénaline que ça provoque en soi.
L’évènement le plus marquant : le départ des 12H. Tout le monde est à fond, et le suspense est à son comble jusqu’au retentissement du coup de fusil.
La chinelle représente cette année, dans ma saison sportive, un gros défi. En effet, j’ai pu participer pour la 1re fois aux 12h de la chinelle en 2025. Lors de cette saison, je roulais pratiquement tous les weekends en course à l’AMPL.
Si je devais donner un conseil à quelqu’un qui hésite participer: “fonce, n’hésite pas, c’est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie!”.
Un dernier mot : on se retrouve, en forme, le weekend du 8 et 9 août aux 12h de la chinelle. Un grand merci aux bénévoles pour tout le travail accompli, sans eux, tout cela ne serait pas possible.
Endur’hools (numéro 83)
CATEGORIE
Open
12 participations aux 12 Heures de la Chinelle :

Un rêve de gosse ! C’est peut-être la première course enduro qu’on a vu en étant tout petit, elle nous a marqué et fait plonger directement dans l’univers de la moto. Cette course continue à nous faire rêver chaque année.
Qu’est-ce qui rend cette course différente de toutes les autres épreuves d’endurance ?
Difficile d’expliquer la Chinelle en quelques lignes, pour nous c’est d’abord de nombreux souvenirs, c’est le week-end de l’été qui est d’office bloqué chaque année, un site exceptionnel, l’accès aux paddocks pour le public, un départ coup de fusil à minuit, des odeurs de 2 temps mélangé à des odeurs de friture, les chouchous, les rumeurs les semaines avant la course, l’ambiance au camping avec la Jeunesse d’Aublain, la descente où une fois en haut t’as peur de pas savoir t’arrêter dans le fond, mais ça passe !
Quels sont vos objectifs cette année ?
Idéalement finir dans la première moitié du classement, si on est dans un bon jour, un top 30 ne serait pas impossible et surtout la terminer sans casse et sans bobo.
Si vous deviez choisir un seul mot pour définir la Chinelle, lequel serait-il ? Pourquoi ?
« Mythique » car elle nous a permis de rouler dans les traces de légendes comme Joël Robert, Stefan Everts , Michel Mouchart ou encore Gilles Dejong.
Quel est votre plus beau souvenir de la Chinelle ?
Peut-être la première victoire d’Antoine Magain en 2019 où ça a été la grosse fight jusqu’au bout. C’était aussi symboliquement un peu le passage de flambeau entre l’ancienne génération (Cremer, Melotte, Klutz etc) et la nouvelle génération de jeune loup avec Erik Willems, Matthew Vanoevelen, Dietger Damiens etc.
Qu’est-ce qui vous motive à revenir année après année ?
L’ambiance et les souvenirs qu’on s’y crée.
Selon vous, quel est le moment le plus marquant du week-end ?
Le départ est forcément le moment marquant avec le calme avant la tempête, le décompte d’Yves Uttens, le coup de fusil et les moteurs qui démarrent en trombe.
Sur la moto, le lever de soleil est le moment le plus beau, c’est un contact avec dame nature dès que l’aurore darde ses rayons d’argent à travers les écharpes de brume, on a la piste pour soi, bien loin de la folie du départ…
on est à mi-course et c’est aussi à ce moment que la fatigue se fait le plus sentir.
Que représente la Chinelle dans votre saison sportive ?
C’est le point d’orgue de la saison. On s’y prépare toute l’année. C’est l’occasion de prendre le temps de voir un peu plus les copains.
Quel conseil donneriez-vous à un pilote qui hésite à participer pour la première fois ?
Ces souvenirs seront gravés pour toujours donc ne pas hésiter plus longtemps et se lancer !
Si vous deviez convaincre quelqu’un de venir voir la Chinelle, que lui diriez-vous ?
Laissez les gosses à la maison, ils risquent de se lancer dans l’enduro ;-)
Un dernier mot pour le public et les bénévoles ?
Merci aux bénévoles, aux marshalls et au public, c’est eux qui rendent la Chinelle possible !